Quand les femmes parlent après l’amour

Quand les femmes R

 

L’amour dénoue les langues et transforme les confidences que font les femmes à leur compagnon,  mari ou amant, en fables toujours singulières. Tout dépend de l’intensité des sentiments qu’elles éprouvent pour eux.

Le lit est la scène privilégiée et symbolique où une autre vie se joue au sein du couple : quand les femmes y parlent après l’amour, les hommes se taisent pour mieux les écouter, rêver avec elles et surtout comprendre à quelles amoureuses ils ont affaire.

Voilà ce que raconte chacune des microfictions rassemblées dans ce recueil.

 

Thierry Radière 4ème couv

Thierry Radière est né en 1963 à Monthois dans les Ardennes, mais vit et travaille comme professeur d’anglais à Fontenay-le-Comte en Vendée. Poète, romancier, nouvelliste, il est publié dans de nombreuses revues et a plusieurs livres à son actif.

 

Lire un extrait : RUMEURS ET ACCIDENTS

Parution le 19 septembre 2015 – ISBN

Quand les femmes parlent après l’amour de Thierry Radière, 90 pages, 11 € + 2,72 € de frais de port.

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3 comments

  1. Zonaires dit :

    Une première critique signée Brigitte Niquet à lire dans Nouvelle Donne, le magazine de toutes les nouvelles. http://www.nouvelle-donne.net/critiques/article/thierry-radiere-quand-les-femmes-parlent-apres-l-amour

  2. Radière dit :

    En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’elles n’en perdent pas leur latin – et c’est très bien – , les femmes qui parlent après l’amour.

  3. éric dit :

    ÉCOUTE ET AMOUR

    Au moment où la parole se libère, des femmes se racontent. Dans ce qu’elles ont de plus personnel, que leur propos soit grave ou plus futile. Elles se racontent au passé (« C’est important les souvenirs », dit une d’elles), au présent (sur ce qu’elles viennent de vivre) mais aussi au futur de leurs attentes. Il n’est plus ici, vu les circonstances, question d’un parler séducteur, érotisé visant à un coït.

    Quand nous faisons l’amour, peut-on entendre dans la bouche d’une autre, c’est comme si tu rechargeais les batteries de mon âme.

    La femme qui parle est sécurisée affectivement, elle se confie sans contrainte d’aucune sorte. Elle veut aussi marquer l’amant de sa parole.

    « Je veux que tu te souviennes de moi, de mon histoire »

    « La mémoire, c’est plus intime que le sexe », lit-on dans les propos d’une autre femme. Et une autre encore trouve que se raconter est plus impudique « à la limite » que la vie sexuelle.

    Elles sont vingt-neuf. Il y a l’amoureuse des Belges qui guette chez son amant des signes de belgitude. Celle qui fait l’amour dans le noir ; celle au sexe naturellement parfumé à la fleur ; celle qui ne vit que pour écrire; l’étudiante tombée amoureuse de son prof ; celle qui entend des bêtes au plafond ; celle dont la passion est de cultiver un jardin ; celle qui admire l’œuvre de Basquiat, l’Ile de Ré ou Fanny Ardant, physiquement et intellectuellement ; celle qui parle d’un livre qu’elle a aimé ; celle qui déteste les hommes mous en tout, ce qui qui nous vaut une des plus belle pages sur ce thème.Radi%C3%A8re-Thierry-e1406018153430.jpg

    Ce sont surtout des femmes heureuses qui s’expriment, font entendre leur voix. Aucune panne, nul fiasco de l’homme à déplorer qui justifierait d’une rupture du dialogue, d’une clôture du langage.

    Toutes créent un lien entre sexe et mémoire. Toutes sont en attente d’une écoute, de quelqu’un qui retiendra leur parole.

    Les prises de parole sont rendues sur deux ou trois pages maximum. On pourrait croire, à quelques détails près, que c’est la même femme, jamais prénommée, qui parle, à divers moments de son existence. Le titre de chaque intervention est fait de la coordination de deux substantifs, de deux propositions comme Cadeau et quotidien, Promesses et obscurité, Je sais et je vis…

    En fait, Thierry Radière rend hommage à toutes les femmes. On peut aussi penser qu’il parle (même si l’homme de chaque nouvelle demeure muet), se dit à travers elles. Il ne faudrait surtout pas réduire le propos littéraire de l’ouvrage à un aspect prosaïque, assimiler le recueil à un reportage, une enquête, voire un témoignage de l’auteur puisé à diverses sources alors qu’il s’agit de pures fictions, cela dit, tout à fait vraisemblables.

    À la fin, on se dit que l’entente, au sens propre, est un acte d’amour au même titre que le contact physique et, quand elle le prolonge et que le partenaire est à l’écoute, la relation est parfaite. La liaison amenée à se prolonger… D’ailleurs, lire, n’est-ce pas aussi écouter l’autre de l’auteur? Un acte d’amour qui, s’il est partagé, après l’écriture, fonde une union réciproque propice à des échanges futurs entre lecteur et écrivain autour d’un livre, d’une parole commune?

    Éric Allard

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