Le cochon qui ne voulait pas grossir et autres histoires pour la jeunesse
Dix histoires qui sortent des sentiers rebattus, à l’usage des jeunes générations et des grandes personnes à la recherche d’une petite bouffée d’espoir.
Faites connaissance avec :
Lulu la chandelle qui aimerait briller pour l’éternité
Baldo, le garçon qui écrivait des histoires tristes
La petite Lila et les habitants d’un village fêtant le recyclage des déchets
Tignasse et Trognon, des chats de gouttières pacifistes
P’tit Boudha sortant de sa belle coquille toute ronde
Gaspard, le cochon qui ne voulait pas grossir
Mist, un garçon chauve faisant l’éloge de la différence
Goodi, l’ogre végétarien
Patoche et Flo qui s’amusent à renverser les classes sociales
Curiosity, un robot martien en quête d’une autre existence
GASPARD, Le cochon qui ne voulait pas grossir et autres histoires pour la jeunesse, Serge CAZENAVE, 94 pages, 14,50 € (+port)
N° ISBN 979-10-94810-76-7 Parution prévue le 21 avril 2026
En écoute, deux extraits :
– Gaspard, le cochon qui ne voulait pas grossir
– Goodi, l’ogre végétarien
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Vous reprendrez bien un peu de poésie avec Serge Cazenave
Le monde est ce qu’il est. Rude, brutal, vulgaire, violent, tapageur, bavard, oppressant. On le vit et on le voit tous les jours, on le subit. Que faire devant ce flot ? Baisser les bras, se lamenter ou pleurnicher ? Quand tout va mal, voici ce conseil : prenez un bon livre, non pas pour oublier ou se consoler mais pour trouver peut-être des motifs d’espérance… Le poète Novalis le dit : nous avons besoin de poètes en temps de détresse…Vous prendrez bien un peu de poésie. Vous en reprendrez, histoire de vous requinquer… Et c’est ce que l’on ressent en ouvrant le dernier livre de Serge Cazenave « Gaspard », un recueil d’histoires pour la jeunesse. Mais ces récits ne visent-ils que les jeunes âmes ? Ne nous parlent-ils pas également ?
En parcourant cet ouvrage, on fait la connaissance de personnages savoureux. Des choses qui vivent leur vie. Des animaux, quelques humains (mais ils se ressemblent tellement, les bêtes et les hommes, et inversement). On découvre par exemple Tignasse et Trognon, deux chats de gouttière dont on suit les pérégrinations dans une maison en ruine. La « guerre des hommes- cette grande machine à perdre les repères » est passée par là. Mais pour ces deux-là, la grâce d’une plume, les minauderies d’une belle chatte et la beauté de la musique va éteindre toutes velléités agressives. Des chats pacifistes, donc. Il y a aussi beaucoup de rêveurs dans ces récits. Gaspard, le cochon qui ne voulait pas grossir, regarde le ciel la nuit, « le vent dans les arbres, les ombres sur les toits ». Pierre, le petit garçon rondelet, le « p’tit Bouddha » qui aime regarder « les fourmis faire la queue », « la lumière danser sur les vitres » et qui peut « rester assis des heures, sans rien dire ». Il y a également beaucoup d’êtres à part. L’ogre Goodi qui est végétarien, un cas bizarre chez les ogres puisque, on le sait, « les ogres qui n’aiment pas manger les petits enfants sont rares ». Et Goodi est fait de cette rareté.
Tous ces personnages précieux trouvent toujours une solution au malheur du monde, là où ils vivent. Ils ont des « idées folles », devant le mépris entre classes sociales, le rejet de la différence, l’arrogance, la méfiance, la volonté de puissance des uns, la soumission des autres. On dira que la démarche est naïve, enfantine, idéaliste. Mais n’avons-nous pas besoin de cette « enfance retrouvée à volonté » dont Baudelaire parlait et qui qualifiait, selon lui, le génie ?
Lisez ces textes de Serge Cazeneuve à vos enfants, faites-les découvrir à vos jeunes et parcourez-en vous-mêmes quelques pages. On aimerait d’ailleurs glisser ce petit livre sur la table de chevet de nos dictateurs préférés. Le monde en deviendra immanquablement meilleur.
Votre Gaspard et autres histoires m’ont beaucoup touchée, merci à vous.
Vos écrits appellent les choses par leur vrai nom, les choses en nous qui nous révèlent les évidences; vos messages sont perceptibles pour qui veut bien les entendre, réconciliation, harmonie, dialogue ( La rue en pente), joie ( Lulu ) , plénitude, diversité ( Mist) dénuement, l’amitié
(Tignasse et Trognon), malice et intelligence (Goodi).
Ils ont souvent l’air de ne jamais insister sur rien, de se tenir à la surface, pourtant ils nous montrent votre belle humanité.
Je souhaite que votre Gaspard poursuive son chemin, qu’il soit comme une graine qui traverse le monde, portée par une rivière ou par le vent ou par notre regard ; qu’il nous fasse découvrir par toutes ces histoires les reflets où se cache le monde rêvé. Qu’il nous oblige à chercher et à découvrir la fleur de l’être même si nous ne savons pas quelle est sa saison ni sa forme ni quelles sont ses racines.”