La Passerelle du hasard

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Un beau jour, un maquilleur mortuaire se rend compte qu’il n’aime plus son métier, un enseignant est mis au pied du mur lorsque son épouse lui demande de raser sa moustache, une femme se fait son cinéma dès que son conjoint travaille au jardin ; une autre sort petit à petit de sa solitude en se liant d’amitié avec un homme qui choisit de s’asseoir sur son banc…
Dix nouvelles tour à tour graves ou cocasses, dont les personnages incarnent une humanité qui se cherche, entre petits bonheurs et grandes blessures.

 

Le recueil est préfacé par Jean Calbrix, poète, nouvelliste et auteur de romans policiers. Cliquer sur le lien preface-de-la-passerelle-du-hasard

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Désirée Boillot écrit des nouvelles depuis 2002. Une soixantaine de ses textes ont été primés et figurent dans des revues ou des recueils collectifs parus à l’occasion des concours organisés dans l’hexagone ou en Belgique.

Après deux romans, Double issue et Les Antipodes, La Passerelle du hasard est son troisième ouvrage publié chez Zonaires.

 

La Passerelle du hasard de Désirée Boillot, 96 pages,          12 € + 2,84 Fdp, parution prévue le 28 octobre 2016 – ISBN 979-10-94810-08-8

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4 comments

  1. Danielle Akakpo dit :

    La Passerelle du Hasard : un vrai bonheur !
    Si vous hésitez encore à vous engager sur la Passerelle du Hasard, croyez-moi, foncez ! Les personnages de Désirée Boillot sont des gens simples, de ceux que l’on peut rencontrer tous les jours sans y prêter vraiment attention. Mais la magie de son imagination fait d’eux des héros attachants en nous dévoilant une part de secret, de mystère, de gentillesse ou de cruauté qui étonne et enchante. On en vient à regarder d’une autre façon ces gens apparemment sans histoire croisés dans notre quotidien : le moustachu, la femme et l’homme assis sur un banc dans un jardin public, la femme allongée dans son transat, celui qui joue sa grille de loto chez le marchand de journaux, le SDF son litron à la main. Des nouvelles à suspens offertes dans une belle langue simple et élégante à la fois qui ne s’embarrasse pas d’images ou de formules ronflantes. En conclusion, un seul mot : bravo !
    N.B : J’ai une petite préférence pour Au bout du banc et Le Lustre.

  2. Martine Galati dit :

    Il est toujours un peu difficile de présenter un recueil de nouvelles, et encore plus quand il nous a particulièrement plu. Par quelle nouvelle commencer ? Faut-il parler de toutes ? Et si non, sur quels critères baser sa sélection ?
    Je vais donc tout d’abord vous dire que ce recueil « La passerelle du hasard » est né sous la plume aguerrie de Désirée Boillot, qu’il vient de paraître chez Zonaires Editions et que l’auteur nous y offre dix nouvelles d’une très grande qualité littéraire, sensibles, troublantes, dont l’humour est loin d’être absent, et qui, chacune dans son style, chacune dans son sujet, y révèle des situations d’aujourd’hui, des drames de la solitude, mais aussi des petites espiègleries, des petites mesquineries, qui soulagent ou, pour le moins, permettent de s’accorder avec la vie ou l’humeur du jour.
    Prenez par exemple ma préférée (parce que, oui, j’ai une préférée !) « A l’autre bout du banc ». Cette femme, qu’on devine d’un certain âge, qui aime l’automne, va-t-elle finalement accepter de partager son banc, celui sur lequel elle aimerait tant apposer son nom pour qu’il soit sien et qu’elle n’ait pas à le partager justement ? Difficile quand on a pris certaines habitudes, érigées par une solitude que la vie nous a imposée. Difficile en effet d’accepter que d’autres, un autre, se trouve dans une solitude similaire et ait choisi ce même banc, peut-être pour des raisons identiques… ou pas.
    Difficile, ça l’est tout autant et sûrement davantage, quand il s’agit de faire son deuil d’une mère qui a tout donné pour sa carrière, sa célébrité, une mère absente forcément. Comment parvenir à pardonner tous ces manquements qui ont fait qu’on s’est construit toute seule ? Comment accepter qu’on ne puisse plus revenir en arrière, que ce qui est passé s’est passé, qu’il n’y aura pas de deuxième chance ? Peut-être, tout simplement, en parlant, en disant, en évoquant quand même ce lien, cette parenté, ces racines qui sont ce qu’elles sont mais qui sont les nôtres et en les transmettant à notre tour, du mieux qu’on peut, comme une passerelle. Du hasard ?… (nouvelle éponyme)
    Et puis, sourire de cet homme qui se pare d’une moustache éloquente, l’entretient avec le plus grand soin, l’adapte à toutes les situations. Sourire de ce « pacte » passé avec Céline, le jour de leur mariage : jamais elle ne lui demandera de la couper, sa moustache. Mais un pacte n’est-il pas fait pour être rompu ? Avec toutes les conséquences que cela peut entraîner bien sûr. Et ne plus sourire… (Porte-bonheur)
    Sourire encore de cet homme (encore un !) qui fait le rêve prémonitoire de gagner au loto, qui mémorise tous les numéros gagnants, les joue et attend le résultat avec une impatience difficilement contrôlable, commençant à douter, notamment du dernier numéro. Quelle revanche ce serait en effet que de pouvoir partir loin de sa famille, de son fils qui n’a plus aucun respect pour lui, malgré cette maladie qui le condamne à court terme. Quel beau cadeau, il offrira ainsi à sa maîtresse, Martine. Mais pourquoi donc n’arrive-t-il plus à se souvenir de ce dernier numéro ?!! (Absence)
    Sourire cette fois avec Oriane qui, non seulement doit subir les commentaires et réflexions désobligeantes d’une belle-mère toute imprégnée de sa pseudo autorité, mais également ceux sarcastiques et de plus en plus méchants, de son mari Jérémie, pour qui elle est très loin d’arriver ne serait-ce qu’à la cheville de sa mère. Rien n’est trop beau, trop parfait pour Madame sa mère. Mais la patience et la docilité ont des limites que Jérémie ferait bien de ne pas franchir… (Saturday Night Fever)
    Voilà. Je n’en dirai pas plus sur cet excellent recueil. Je ne vous dirai rien sur « Et peut-être rêver », « Le lustre », « Le roi du macadam », « Accident de parcours » et « Regard volé ». Non pas parce que ces nouvelles ne le méritent pas, bien au contraire ! Mais parce que je préfère que vous les lisiez vous aussi, que vous vous en appréciiez chaque mot, chaque phrase, chaque paragraphe, chaque contenu, que vous partagiez également toutes ces émotions, qui vont du sourire aux larmes, et que Désirée Boillot sait si bien valoriser. L’écriture de ces nouvelles révèlent une maîtrise parfaite de ce genre littéraire. Tout a l’air de couler de source et c’est bien là qu’on en ressent toute la qualité. Car nous savons bien justement, vous et moi, que rien ne va jamais de soi et qu’il faut un sacré talent pour nous laisser penser que c’est possible, que tout peut arriver. Dans un sens, comme dans l’autre.

  3. Laurence M. dit :

    J’ai lu  » La passerelle du hasard » et j’ai retrouvé avec plaisir l’écriture fine, précise, souvent acérée de Désirée. Les dix nouvelles du recueil sont toutes différentes et, pourtant, elles se ressemblent. Tantôt teintées d’humour, tantôt noires, elles mettent en scène des personnages qui souffrent tous, d’une manière ou d’une autre, de solitude. Il y a toujours un grand souci du détail, chez Désirée. Les gestes sont décrits avec minutie car ils sont souvent salvateurs. ( se nourrir, dans  » Accident de parcours « , émietter du pain dans  » A l’autre bout du banc  » ) …
    Justement,  » A l’autre bout du banc « : mon coup de coeur. Toute la palette d’émotions qui colorent l’héroïne déteint sur le lecteur, pour son plus grand plaisir.
    Bravo, Désirée !

  4. VB. dit :

    le style de Désirée Boillot est un régal. Aucune fausse note, c’est plein de charme et de poésie. Je retiens en particulier deux textes qui m’ont embarquée plus loin que les autres : « Porte-bonheur » et « Absence », mais toutes valent leur pesant d’or, alors si vous aimez les nouvelles, c’est le recueil qu’il vous faut pour boucler l’été C’est drôle, émouvant et toujours très bien vu.

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