Le petit oiseau va sortir

 

 

 

Le poulet aurait dû rejoindre directement la poubelle mais je me suis dit qu’une bonne cuisson et un badigeon de moutarde suffiraient à en masquer l’odeur. Grave erreur ! Je n’ai jamais été malade à ce point. Je sais désormais à quoi servent les dates de péremption inscrites sur les barquettes.

Heureusement, je connais un bon médecin.

 

 

 

Un peu musicien, un peu écriturier, l’auteur aime le fantastique ainsi que l’humour noir et sans sucre. Comme il a l’imaginaire qui le démange, il se gratte jusqu’au sang.  Il a publié plusieurs nouvelles en revues et recueils collectifs.

 

Le petit oiseau va sortir, une nouvelle de Frédéric Gaillard dans la collection Lapidaires, 40 pages, 5€ (+port 1,36€)

Parution le 10 novembre 2014  ISBN 978-2-9543796-8-5

Pour acheter en ligne ce livre cliquer sur le bouton ajouter au panier :



Pour commander et régler par chèque : Bon de commande

A lire un portrait de Frédéric Gaillard paru dans le Dauphiné Libéré du 5 février 2015 dans la rubrique Actualités

7 comments

  1. Yvonne dit :

    Je viens de lire « Le petit oiseau va sortit » de Frédéric Gaillard.
    Je recommande à chacun d’en déposer au moins un exemplaire au pied du sapin, destiné à une personne à qui l’on veut du bien.
    Décoiffant !

  2. emma dit :

    Reçu hier – et lu hier !
    Que dis-je, lu ? Dévoré !!

    Et je me suce encore les doigts (si j’ose dire) avec cette croustillante histoire, agrémentée de la sauce piquante la plus délicieuse qui soit – mais qu’attendre d’autre du maître queux (si j’ose dire) de la nouvelle qu’est notre Vieufou national (et même local pour moi, et j’en suis fière !) ?

    On y retrouve tout ce qui fait son style : jeux de mots métaphoriques et allusions bien choisies, maîtrise des phrases longues (mais oui, on les aime, et on en redemande !), crescendo de l’ambiance… Depuis le début on sent venir le drame (pour le héros, et le régal pour nous), et la suite est à l’avenant, avec la description de cet univers à la Hitchcock (tiens, des oiseaux, encore !) sans qu’aucune goutte de sang ne soit pourtant versée…

    Un conseil, à l’unanimité de moi-même (et de tous mes doubles maléfiques) : LISEZ LE PETIT OISEAU VA SORTIR !!!!!

  3. Désirée Boillot dit :

    Le petit oiseau va sortir de Frédéric Gaillard

    Ecrite d’une plume alerte, avec quelques coups de bec adressés non sans humour aux dérives de la société d’aujourd’hui, l’excellente nouvelle de Frédéric Gaillard se lit d’une traite, avec une ardeur mêlée de cette peur délicieuse qui vous fait tourner les pages très vite, parce qu’on veut absolument savoir comment elle va se terminer, cette histoire, comment le héros va s’en tirer, comment tout cela va mal finir…
    De même que le spectateur se demande, cramponné à son fauteuil, en quelle sorte de monstre va se transformer Seth Brundle, héros de La mouche, de David Cronenberg, ou bien attend de découvrir, fébrile, face à l’écran, comment James Bond, embarqué dans un piège diabolique, va bien pouvoir s’y prendre pour se tirer des griffes de l’effrayant Docteur No, de même, le lecteur ne peut lâcher la trajectoire du héros de Frédéric Gaillard tombé, bien malgré lui, dans de drôles de serres.
    L’auteur part d’une situation triviale – un type mange un dimanche soir dans sa cuisine un poulet qui dégage une odeur un peu avancée – pour déployer au fil des pages un univers fantastique, et lui donner des ailes. Le lecteur devine, dès la première page, que l’auteur a placé dans les entrailles de son poulet une bombe à retardement, mais il ne sait pas comment elle va exploser.
    Comme dans toute bonne nouvelle, il faut attendre la dernière page pour le découvrir.
    Envol garanti.
    Une nouvelle à lire et à offrir.

  4. je n’ai rien à ajouter aux commentaires élogieux qui précèdent, sinon que je les partage; jusqu’à la dernière page, je me suis demandé comment cela allait finir; mais chutttt…. Laissons les futurs lecteurs sur des charbons ardents!

  5. jacqueline dewerdt dit :

    Je ne suis pas certaine d’avoir de l’appétit devant le prochain poulet qui se présentera dans mon assiette. Le brio de cette nouvelle m’a fait penser à « L’amateur d’escargot » de Patricia Highsmith, pour le fantastique en prise directe avec la réalité. Que voilà un suspense bien mené, écrit d’une plume vive et acérée! Faites lire « Le petit oiseau va sortir ».

  6. Y. L.M.R. dit :

    Je viens de terminer la lecture de la longue nouvelle de Frédéric Gaillard, et j’ai été immédiatement embarquée dans cette histoire qui rapporte le processus d’une métamorphose et qui fait passer progressivement le lecteur de l’inquiétude, à la terreur et au dégoût. Tout y est distillé avec une maîtrise telle, qu’on ne peut que continuer à tourner les pages pour savoir jusqu’où ira l’horreur dans cette fascinante fable.
    Bravo Vieufou, pour ce texte qui ne laissera personne indifférent et qui aborde le thème de la métamorphose. Ce thème, qui a depuis des siècles été source d’inspiration pour grand nombre d’auteurs, d’Ovide à François Morel, en passant par Kafka et Marie Darrieussecq… entre autres, est traité ici sous un angle original et le récit devient particulièrement effrayant, sans doute en raison de cet humour noir et grinçant dont l’auteur a le secret.

  7. Jean dit :

    J’ai pensé un instant que Frédéric allait plagier Kafka et sa « Métamorphose ». Que nenni ! Cette nouvelle est une satire sociale confondante. Lisez vite ce qui peut nous arriver si on laisse faire les apprentis sorciers qui entendent nous gaver d’OGM issu de la farine animale et surtout celle de poulet. On rit en grinçant du bec, pardon des dents. Bravo l’artiste.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


huit + 7 =

A découvrir