Généalogie de l’exode

  L’écriture et les voyages : deux des passions qui animent Emmanuelle Cart-Tanneur, depuis plusieurs années déjà. Loin des sentiers battus, elle se plaît à partir à la rencontre des peuples de ces terres méconnues, à raconter leur vie, leur histoire, s’autorisant parfois à les imaginer – car la frontière est souvent mince entre rêve et réalité. Sao Tomé, la Gomera : deux îles hors du monde, hors du temps, qui ont soufflé à sa plume ces deux histoires presque vécues
 
 
 
 
 
 
 

  Emmanuelle Cart-Tanneur écrit des nouvelles depuis 2007. Chez Zonaires, elle a participé aux recueils collectifs Les Cent derniers jours et Rendez-vous après la fin du monde. Généalogie de l’exode est suivi d’une autre nouvelle « Vies d’ailleurs » ; elles sont publiées dans une nouvelle collection format court « Lapidaires » Prix 4,15 € (frais de port en sus 1,36 euros) Dépot légal à parution le 29 avril 2014 – ISBN 978-2-9543796-5-6 Si vous souhaitez commander ce livre et régler par chèque : Bon de commande Pour un achat en ligne du livre cliquez sur le bouton ci-dessous :

à lire une critique d’auteure dans le Post lecture

2 comments

  1. Sylvie Dubin dit :

    Emmanuelle Cart-Tanneur a deux passions, les voyages et l’écriture. Elle a voulu les marier, quoi de plus naturel. Autant le dire d’emblée, je ne goûte pas toujours les récits de voyage ; souvent je m’y ennuie. Mais les deux textes que Zonaires vient de publier dans sa collection « Lapidaires » ne sont pas des récits de voyage ordinaires. J’aurais dû m’en douter, du reste, à voir la superbe illustration en première de couverture, en noir et blanc, bien loin des clichés attendus lorsqu’on évoque des îles lointaines ! Il s’agit, comme me l’explique le verso, de « deux histoires presque vécues ». Tout est là, dans ce presque, en effet. Les géographies d’Emmanuelle sont presque réalistes et ses aventures presque possibles. Des fables vraies, pourrais-je dire, des fantasmagories nécessaires pour révéler l’envers du décor exotique. Car on n’y trouvera pas de ces« plates reproductions de panoramas pâlis qui s’éteign[ai]ent dans les albums de tant de touristes » mais, sur des chemins moins faciles de la Gomera, « une nature semblable à celle des origines » qui donne sur des failles (temporelles, personnelles) vertigineuses (Généalogie de l’Exode). On ne trouvera pas davantage d’attendrissements à bon compte sur les gens « d’un autre monde ». Nul photogénisme dans ces enfants déguenillés de Sao Tomé qui tendent « leurs mains terreuses». La misère, ici, est vilaine et le nanti fuit honteusement en se convaincant que ces pauvres qui «nous ont agressés dans la quiétude de nos vacances », personne ne pouvait les aider – terrible excuse de la mauvaise conscience (Vies d’ailleurs)… Voilà donc deux petits textes qui font mouche et c’est exactement cela «lapidaires» : à la fois courts et brillants !

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