Le radeau de Victoire

 

Elle « rame », cette enfant, dans le monde tel qu’il se révèle à ses yeux naïfs et implacables.

Petit Quinquin, née dans un vieux quartier lillois, rame parce que c’est la Seconde Guerre mondiale.

Elle rame parce que dans la boulangerie familiale, ses parents, leurs proches se livrent à des guerres où tous les coups sont permis.

Elle rame dans la débâcle vers le sud, l’exode vers l’est. Sa mère, gagnée par les terreurs de l’époque, fuit au volant de sa voiture. Son père alsacien reste dans sa boulangerie, se livrant à des commerces louches.

Quand l’enfant perd sa boussole, elle retrouve calme, tendresse et protection auprès d’une vieille dame sur sa terrasse aux géraniums, chez des oncles et tantes dans la famille de substitution de son petit frère.

Elle apprend à protéger sa frêle périssoire en dépit des naufrages menaçants. Son héros c’est Tarzan, protecteur des animaux de la Jungle, figure paternelle sans peur et sans reproche.

À propos du recueil de nouvelles de l’auteure « Allumez le four » publié en 2010 aux éditions Alzieu :

 J’ai lu vos nouvelles et je les trouve excellentes, drôles, couillues, vraies. Continuez, allez-y ! Décidément, vous êtes bourrée de talents. Vous savez quoi ? Nos écritures se ressemblent. C’est pour cela que vous aimez ce que je fais et que j’aime ce que vous faites ; nous utilisons le même terreau.  Françoise Xénakis

Le radeau de Victoire, un roman de Marie-Thérèse Jacquet Zonaires éditions, 218 pages, 17€ (frais de port 4,20€) ISBN 978-2-9543796-1-6

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14 comments

  1. Jean Calbrix dit :

    Au bout de ce long hiver qui perdure, au milieu de mon jardin défleuri qu’éclaire de pâles rayons de Phébus filtrant au travers des nuages de plomb, j’ai vu scintiller toute une palette de rouges, les couleurs chatoyantes d’un buisson de roses-thé, à l’emplacement même où j’avais, inconsidérément, enterré le Radeau de Victoire !

    • jacquet marité dit :

      cher monsieur Calbrix j’espère que ces roses ne marqueront plus l’emplacement d’une tombe ou pire
      J’ai beaucoup aimé votre commentaire en post lecture occasion pour vous auteur prolixe de nous conter une petite histoire à suspens qui a également réjoui quelques uns de mes lecteurs
      je ne pourrai lire tous vos polars mais donnez moi le titre de celui qui plairait le mieux à Victoire, Fifi Brin D’acier lilloise
      toutes mes amitiés un peu enfarinées par reste d’enfance boulangère

  2. ouvrard christine dit :

    Bravo pour ton livre marité ,en le lisant je voyais cette petite fille dans cette boulangerie et tous ses souvenirs d’enfances si forts ;l’odeur de la farine et du pain les cachettes dans les recoins de cette boutique .Encore mes félicitations pour avoir su rendre cette ambiance si réelle et si souvent tragique .Christine Ouvrard

    • jacquet marité dit :

      les guerres si elles ne tuent pas nous rendent plus forts mais c’est souvent un cache blessures simplement je me garde de gratter où ça suppure

  3. Evelyne dit :

    Bravo et merci pour le plaisir, pour les images si fortement suggérées par les mots qui font appel à tous les sens, on entend, on voit, on hume, on touche à toutes les situations.
    Quelle réussite qui rend l’intimité de cette petite fille si abordable, si présente et si forte.
    Je prends du plaisir à prendre mon temps, je goutte les phrases, les mots, les images, les frissons et les secousses….

  4. Isa dit :

    J’ai beaucoup aimé ton Radeau de Victoire. Je ne suis pas critique littéraire et même pas littéraire. J’aime ou je n’aime pas.
    J’ai eu énorme plaisir à le lire. C’est un vrai tableau vivant. On sent l’artiste peintre. Beaucoup d’humour, beaucoup de sensibilité. On voit ce que c’était la vie de toute une époque et en même temps il y a des situations éternelles, dont on se sent très proche. Une langue très riche, très vive.
    Il y a quelque temps j’avais lu “La maison de la source” d’Irène Frain, dont on parle beaucoup. J’ai préféré de loin ton livre.
    J’ai envie de le faire lire à une copine (ancienne prof de lettres? d’histoire?) qui lit beaucoup
    En conclusion : un grande merci. Et j’attends la suite : qu’est devenue Victoire…

    • jacquet marité dit :

      Victoire m’a échappé devenue grande fille elle a préféré écrire elle-même sa vie en la vivant contre vents et marées
      en se marrant aussi elle a connu d’autres victoires et autant de défaites comme tous les vivants

  5. carole dit :

    Roman magnifiquement écrit et histoire touchante narrée sans aucune mièvrerie ; le roman est comme la vie, douce et tragique, légère et lourde.Les mots ont beaucoup de puissance, étonnent et emportent. Un beau succès à ce livre !

    • jacquet marité dit :

      merci Carole pour ce commentaire (comment ne pas se taire !)
      tu as compris combien cette histoire me tenait à coeur et que je ne pouvais tricher avec les mots ces partenaires exigents

  6. Zonaires dit :

    La recension de Marc Hominal a été transférée dans le Post lecture.

  7. Jacquet Enora dit :

    Ce livre fait partit de mon histoire de famille, j’aimerais prendre contact avec vous Marité par mail pour comprendre un peu plus cette histoire que je vais bientôt lire.
    Merci.

    • jacquet marité dit :

      chère Enora
      vous êtes peut’être une petite fille de mon frère Charles ?
      Ce roman n’est pas une biographie mais une auto fiction bien que certains personnages et faits soient inspirés de personnes et d’événements qui ont existé

      mon mail c’est
      marite.jacquet@wanadoo.fr
      C’est avec plaisir que j’attends votre contact

  8. de Marchi Marie-france dit :

    Quel plaisir de lire ton livre Marité ,j’ai été touché par ton écriture simple, vivante et tellement savoureuse ,empreint d’un mélange de légereté et de gravité qui en font sa force. Puis j’ai aimé la fraîcheur, la spontanéité de cette petite que j’aurais bien voulu pour copine, par moment je me croyais avec elle ! Franchement t’es douée Marité.J’espère que tu ne vas pas t’arrêter là et que tu vas nous offrir d’autre beaux moments de lecture.

  9. Fabre Danièle dit :

    Etes vous déjà entré dans une boulangerie pour acheter un « pistolet »? Non? Dommage, il vous manque une part importante de la culture régionale française, et pas la moindre: la culture « Ch’ti »
    Lisez ce livre mais,avant d’embarquer, ouvrez grands vos cinq sens car ils seront tous sollicités dans ce voyage la fois périlleux et délicieux au pays de Victoire.
    Sur son radeau de fortune la petite fille mène une double quête: quête de sens à donner aux évènements dans cette période troublée de l’histoire ou le navire français fait naufrage et quête éperdue d’amour quand la barque familiale prend l’eau.
    la multiplicité, la richesse et l’originalité des images évoqués pour décrire sa vie,les descriptions ciselées dans la dentelle, souvent pittoresques, des différents acteurs présents dans sa vie,la musicalité des mots des adultes transformés par l’enfant, l’évocation des bruits et des odeurs du lieu de vie de Victoire -la rue St Michel- la chaleur du fournil sous lequel elle se réfugie en cas d’alerte, rêvant du giron maternel trop souvent absent, vous poursuivront longtemps.
    l’auteure a su garder son âme d’enfant pour m’émouvoir autant.
    Et si votre imaginaire d’enfant n’est pas trop loin, vous serez touché par ce livre ,témoin de la cruauté mais parfois aussi de la poésie de cette période de la Seconde Guerre Mondiale pour une enfant.

    Et si,un jour,votre chemin passe par le pays du « P’tit Quinquin », prenez votre courage à deux mains, ne craigniez rien la guerre est finie! franchissez le seuil d’une boulangerie et demandez un « pistolet »
    Vous m’en donnerez des nouvelles!
    Danièle

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