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valérie Brun nbEntretien avec Valérie Brun, auteure du roman « Bleu horizon« 

Qui êtes-vous Valérie Brun ?
J’ai une formation d’historienne et je suis maman de deux adolescents.
Depuis 2011, je me consacre à l’écriture. J’ai publié plusieurs ouvrages dont deux recueils de nouvelles noires, « Le sort en est jeté », primé au Salon du livre d’Allevard (Isère), « Innocences envolées » chez Zonaires éditions, puis une fiction « Un pacte au goût de cendre », primée au concours international de Servon sur Vilaine. Bleu Horizon est mon roman le plus récent, puisqu’il est paru fin août.
Pouvez-vous dire quelques mots du thème ou de l’histoire ? Des personnages ? Est-ce que ça se passe à une époque et dans un lieu particulier ?
Le récit se déroule principalement entre la fin de l’année 1917 et au long de l’année 1918, dans un petit village du côté de Tullins, en Isère. Le thème majeur est celui des traumatismes de guerre, mais viennent s’y greffer des axes secondaires : la reconstruction d’un couple, la vie à l’arrière du front, les peurs collectives, les frustrations.
Si le récit fait des incursions dans les tranchées, cela demeure ponctuel.
En ce qui concerne les personnages, un point important me tenait à cœur : ne pas prendre position, ne pas juger les acteurs de ce drame, laisser l’histoire se dérouler, donner la parole aux protagonistes. C’est la raison pour laquelle j’ai intercalé des chapitres contés par un narrateur et d’autres qui nous plongent directement dans le carnet intime de Jean (le soldat-maître d’école, démobilisé qui, après avoir connu l’horreur de la guerre, va devoir appréhender le retour à la vie civile, l’opprobre, et le regard d’une épouse dont il n’a conservé aucun souvenir). Jean est-il une bête blessée et traquée ou un homme incapable de reprendre le cours de sa vie d’avant ? Quel sombre secret cache-t-il ?
Avez-vous écrit ce livre pour une occasion particulière ou pour témoigner de quelque chose en particulier ?
Sincèrement, non, seule l’inspiration m’a guidée. Mes idées naissent d’ailleurs souvent de rencontres ou de situations qui m’interrogent. Curieuse, je me renseigne et finis parfois par ne trouver aucune réponse à certaines questions, alors j’imagine… Mais je m’appuie toujours sur une solide documentation, mon histoire doit demeurer cohérente. Notamment en ce qui concerne l’aspect humain, psychologique des héros. À mes yeux, rien ni personne n’est jamais blanc ou noir. Il y a toujours une zone d’ombre et c’est justement cette faille que j’aime explorer.
Vous êtes-vous inspirée de faits réels ?
L’idée de départ de Bleu Horizon m’est venue en visitant une expo en 2014 sur la vie entre 14 et 18, à l’arrière (dans les campagnes). Il y a avait, là, la lettre d’une épouse qui racontait que son conjoint amnésique l’avait complètement oublié, à son retour du front. On sait combien il fut difficile aux couples de l’époque de mener à nouveau une vie commune, après les épreuves traversées par les uns et les autres, mais lorsqu’en plus les troubles du mari occultaient la partie la plus intime de sa vie privée… J’ai essayé de me mettre à la place de cette jeune femme. Très vite, j’ai ressenti le besoin de donner aussi la parole au mari. J’ai ensuite creusé sur le thème des troubles de guerre, mais il y a très peu de travaux publiés. Coup de chance, était peu après, invité à la Grande Librairie sur France 5, un historien qui sortait un essai sur ce sujet. Je l’ai acheté, potassé… J’ai aussi amassé pas mal de documents, j’ai lu des romans de l’époque et d’autres, plus contemporains, mais traitants, de la guerre (Au revoir là-haut, Un long dimanche de fiançailles… et les enquêtes de Célestin Louise, côté polar. J’ai aussi dégoté d’excellentes BD comme Notre mère la guerre, vu des films et des documentaires, parcouru des carnets de poilus…). Et mon imagination a fait le reste : une intrigue s’est greffée à cette histoire intime. Ah, j’oubliais, j’ai aussi fureté du côté des peurs collectives (et lu l’intéressant « Mangez-le si vous voulez » de Jean Teulé dans lequel les villageois vont jusqu’à dévorer, au sens propre du terme, l’un des leurs simplement parce qu’ils le soupçonnent d’intelligence avec l’ennemi. Cela se passe en 1870, en Dordogne. Le malheureux est jugé sur une simple phrase dite au café, sur la place du village. Le ton monte, l’atmosphère dégénère. Le tout se déroule au fil de la même journée. Incroyable.). Voilà, en gros, comment j’ai tissé ma toile. J’avoue n’avoir cherché ni à faire du polar, ni du roman de terroir, ni du roman psychologique ou du thriller. Je me suis fait plaisir et si, maintenant, vous aussi prenez plaisir à découvrir mon récit, ben… C’est un peu Noël avant l’heure.
Avez-vous déjà eu des retours, des propositions de rencontres et d’échanges ?
Les premiers retours sont très positifs, y compris ceux de lecteurs ne goûtant guère les évènements reliés à la Première Guerre mondiale. Autre détail sympathique, ce roman séduit un lectorat aussi bien féminin que masculin.
Quant aux échanges, oui, j’ai quelques propositions de rencontres en médiathèques ou de conférences, en particulier pour l’année 2018, année de commémoration exceptionnelle, celle du centenaire de la fin des hostilités. J’adore échanger avec les lecteurs, écouter leurs critiques, répondre à leurs questions… Des instants souvent riches.

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Dédicace Claude Bachelier

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Affiche Gap

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Fête du livre Autun

La Fête du Livre d’Autun

8 et 9 avril 2017

 Dans la grande salle de l’Hexagone transformée pour l’occasion en immense et accueillante librairie, le public peut rencontrer une centaine d’auteurs, illustrateurs et éditeurs. Ils viennent de Bourgogne mais aussi, et en majorité, de la France entière, voire de l’étranger. Bien évidemment, les auteurs échangent avec les visiteurs et dédicacent leurs livres.

Guan Jian sera de la fête et présentera son dernier livre La Pluie de l’aube

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Mardis littéraires

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Découvrez quelques courts extraits de La Pluie de l’aube de Guan Jian mis en voix, en images et en musique

Clic  →  La Pluie de l’aube

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Découvrez en images un extrait du premier chapitre de

Clic → La passerelle du hasard de Désirée Boillot

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Zonaires en fête

Soyez les premiers à préparer vos cadeaux littéraires de fin d’année en commandant vos livres chez Zonaires éditions.

Cliquer sur le lien pour consulter le catalogue :

catalogue-zonaires-editions

 

– Le livre « Un automne en aout » (vignette 18) est offert par son auteur Jean Calbrix à partir de 30 € d’achat. (Le livre sera joint à l’expédition de votre commande)

– Le livre « Généalogie de l’exode » d’Emmanuelle Cart-Tanneur (vignette 15) est offert par l’éditeur pour l’achat de l’ensemble de la collection Lapidaires. (Le livre sera joint à l’expédition de votre commande)

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Maison des Passages à Lyonmaison-des-passages3

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11e Festival littéraire à Lauzerte

samedi 3 & dimanche 4 septembre 2016

Des rencontres, des dédicaces, des lectures, des ateliers et de nombreuses activités…

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Guan Jian est invitée au festival

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Rencontre avec Guan Jian, auteure de La Pluie de l’aube

par Albert Helly  ( http://chinefrancophonie.ning.com )

Rencontre avec Albert Helly

AH – Jian, c’est le deuxième livre que vous écrivez directement en français, quelle est sa genèse ?

GJ – C’est le personnage de Shan Shan qui a commencé de vivre en moi, un personnage de fiction. J’ai été fascinée par cette génération des « étudiants travailleurs » venus en France en 1920 qui ont fait leurs études et sont retournés plus tard au moment de la République Populaire, remplis de leur expérience, pleins d’espoir et volontaires pour “sauver le pays avec la science et l’éducation”, pour construire une Chine nouvelle. Certains furent par la suite broyés par le régime ou la Révolution Culturelle. J’ai été prise par l’histoire et par le personnage, par tous les espoirs et les souffrances vécues.

AH – Mais comment en êtes-vous arrivée à écrire en français, cette langue qui n’est pas votre langue maternelle ?

GJ – En Chine j’étais journaliste et traductrice, j’ai d’abord écrit en chinois, mais je suis en France depuis 26 ans maintenant. Un jour, dans mes rêves, mes personnages se sont mis à parler en français, ils voulaient que leur vie soit racontée dans la langue de Victor Hugo ! Je me suis alors rendu compte qu’en français je pouvais exprimer des sentiments que je ne pouvais dire en chinois, l’affection, la tendresse envers mes proches, parce qu’en chinois on n’exprime pas ses sentiments, la pudeur, les bienséances ne le permettent pas, même entre membres de la même famille.

En effet ce fut très difficile et de longue haleine, mais je crois que tous mes efforts sont récompensés.

AH – Dans ce livre vous multipliez et alternez les points de vue, celui de l’auteur, celui des personnages et même l’autobiographie, c’est tout à fait original.

GJ – En fait je me sens observateur, je vais donc de l’un à l’autre, mais aussi observateur avec l’œil de chacun. C’est ce que ressent chacun qui m’intéresse, pas seulement le récit.

AH – Vous classez votre livre dans le genre « des nouvelles » et pourtant il est aussi autobiographique.

GJ – Je ne raconte pas que ma vie, mais j’aime la placer dans celle de l’Autre et ressentir les sensations de mes personnages comme si c’était les miennes. J’aime la concision de la nouvelle, savoir exprimer beaucoup avec peu de mots, c’est une qualité qui me fascine. Maupassant restera toujours mon maître, mais l’esprit de Li Bai est ma source d’inspiration dans l’écriture française.

Pour moi ce sont des nouvelles, de courtes histoires, enfilées les unes autres comme un collier de perles reliées par deux fils conducteurs, l’Histoire dans l’ordre chronologique et le lien parental et familial, qui traverse plusieurs générations. J’ai tissé avec ces deux fils les petites histoires de chacun dans la grande Histoire de mon pays natal.

En ce qui me concerne, « le fil du cerf-volant » s’est coupé à la mort de mon grand-père, c’est là ma véritable rupture avec mon histoire familiale, pourtant je ne suis pas retournée en Chine au moment de son décès. Il m’avait d’ailleurs dit pendant notre dernière conversation téléphonique que c’était inutile que je retourne à Beijing pour ses obsèques, et nous nous étions tout dit, notre histoire commune était close pour cette vie, mais elle continue au-delà du réel.

AH – C’est depuis ce moment que vous ne vous êtes plus sentie une petite fille, que vous avez éprouvé l’obligation de vous « construire vous-même », comme certaines femmes de votre livre ?

GJ – C’est vrai je porte en moi ces personnages féminins. J’ai d’ailleurs écrit d’autres histoires de femmes chinoises. Cela rejoint l’histoire de Shan Shan, et la question qui se pose à toutes les Chinoises venues en France : rester ou rentrer en Chine ? Si je reste, pourquoi ce choix ? Où pourrai-je le mieux être femme ? Comment se construire, femme Chinoise du XXI° siècle, entre Chine et France ?

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Dédicace Fabienne R.

 

Fabienne Rivayran dédicacera son livre Parfait amour à la librairie L’Escampette (10 rue des Cordeliers à Pau) le vendredi 4 mars 2016 à partir de 15h30.

 

 

 

 

 

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Fabienne Rivayran au salon du livre d’HAGET’MOTS

 

 

 

 

 

 

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Quand une historienne et une auteure sont réunies en une même personne, le résultat mérite vraiment le détour ! Une interview de Valérie Brun (Innocences envolées) par Erik Vaucey, auteur. (février 2016)

Pour lire l’interview : CLIC

 

 

 

 

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Julien Noël évoque dans une vidéo Zonaires éditions via Généalogie de l’exode d’Emmanuelle Cart-Tanneur (février 2016)

Julien N

Pour regarder la vidéo : CLIC

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LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ Décembre 2015

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Frédéric Gaillard dans son bureau avec ses nombreux prix. Photo DL

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Ma lecture du nouveau et beau recueil de nouvelles de Thierry Radière paru chez Zonaires éditions par Eric Allard

L’article en complet sur : http://lesbellesphrases.skynetblogs.be/

Eric Quand les femmes...

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Supplément Mag du Dauphiné Libéré du 30 mars 2015

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Mohammed Aouine est journaliste au Dauphiné Libéré. Pour nous faire connaître des personnalités locales il leur pose trois questions, toujours les mêmes, sur l’art, le temps et Dieu. Il a récemment rencontré Claude Bachelier, auteur du roman « Angèle Cartier » http://www.zonaires.com/?p=557

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Portrait de Frédéric Gaillard dans le Dauphiné Libéré du 5 février 2015 suite à la parution de « Le petit oiseau va sortir » http://www.zonaires.com/?p=772

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Les Antipodes, entretien avec Désirée Boillot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P. L’Ecolier : Comment t’est venue l’idée des Antipodes ?

D. Boillot : Tout est parti de mon premier roman, Double issue. Certains lecteurs étaient intrigués, ils voulaient connaître la suite des aventures d’Arielle et ils m’ont demandé de l’écrire. L’enfance difficile de mon héroïne m’a donné envie de l’emmener très loin, de l’autre côté de la terre, là où on joue du ukulélé en buvant le lait des noix de coco sous un ciel de nuages blancs.

P. L’Ecolier : Tu m’as dit que tu participais à un atelier d’écriture…

D. Boillot : Tous les jeudis, on est un petit groupe qui se réunit derrière la tour Montparnasse. L’animatrice s’appelle Carole. C’est elle qui m’interdit de laisser mes personnages en plan ! Elle a raison, car souvent, la nuit, alors que je suis sur le point de tout laisser tomber, les personnages reviennent pour me le reprocher. Ils errent dans ma tête comme des âmes en peine, sans direction… De l’émulation de cet atelier d’écriture est né ce roman.

P. L’Ecolier : Et il est documenté. Il y est question de Jacques Brel qu’Arielle rencontre, une fois qu’elle est aux Marquises.

D. Boillot : Arielle part pour la Polynésie vers le milieu des années 70. L’aéroport de Papeete a ouvert peu de temps auparavant. C’est une destination assez préservée. Les hordes de touristes n’ont pas encore débarqué. Pas de téléphone portable, pas de liaison Internet, pas d’écran hypnotique, pas de cette vie trop rapide que nous menons aujourd’hui. Quant aux îles Marquises, elles sont à peine peuplées… Jacques Brel se trouve à Hiva Oa à ce moment-là. Dès 1974, il sait qu’il est atteint d’un cancer. Il décide de vivre à fond le temps qu’il lui reste avec Madly, une fille des îles. Il tente un tour du monde à la voile… qui s’achève dans les mers du Sud. C’est à ce moment-là que la route d’Arielle croise la sienne. Pour les Marquisiens, il est une sorte de sauveur, car il assure une liaison entre les îles à bord de son avion, son « Jojo », pour transporter gratuitement des malades, des vivres, des médicaments… Il fait une brève apparition dans la deuxième partie du livre.

P. L’Ecolier : L’atmosphère décrite dans Les Antipodes n’a rien à voir avec Double issue. Peux-tu expliquer ce changement ?

D. Boillot : J’ai voulu plonger Arielle dans un autre contexte. L’adolescente rebelle évolue, elle perd de son impulsivité. Elle a mûri. Elle veut faire une expérience de vie, se frotter à une autre culture que la sienne. Elle est prête à la faire.

P. L’Ecolier : Elle fait surtout une rencontre déterminante en la personne de Toine…

D. Boillot : C’est vrai. Mais elle ne prend la mesure de cette rencontre que vers la fin du livre. Au départ, Toine l’impressionne beaucoup. C’est un personnage important, car il rompt avec tout ce qu’elle a connu jusque-là. Il est capable de détachement, rien ne semble le toucher. Quand les choses résistent, il se fait une raison. C’est un sage.

P. L’Ecolier : As-tu rencontré dans ta vie des gens qui ressemblent à Toine ?

D. Boillot : Toine est une sorte d’idéal. L’idéal masculin pourrait-on dire ! C’est un homme intègre qui ressemble par certains côtés à Jacques Brel, sans la dominante artistique, sans cette voix extraordinaire qui emportait les foules, et peut-être aussi sans cette folie géniale des artistes. Mais il est tout autant épris de liberté que le chanteur. C’est un grand bonhomme généreux et sympathique. Sa vie n’a rien de facile, quand on y réfléchit…

P. L’Ecolier : Je vois à quoi tu fais allusion. Mais attention. Il n’y a pas que des hommes dans ton roman. Les femmes sont très présentes, elles jouent toutes un rôle déterminant dans la vie d’Arielle. Selon toi, quelle est celle qui tient le rôle principal ?

D. Boillot : Ta’ha, la femme qui accueille Arielle à son arrivée à Papeete. Des liens très forts se nouent entre elles deux. Ta’ha est douce et secrète. C’est une femme abandonnée, son compagnon l’a quittée quand leur fils Saru avait quatre ans. Elle l’a élevé seule et depuis, elle se protège. Elle se lie d’amitié avec Arielle et lui prête main-forte, comme la plupart des femmes du roman. Ta’ha sait très bien que Saru se méfie d’Arielle et des Européens en général. Sans la protection de Ta’ha, je ne sais pas si Arielle aurait eu la vie sauve !

P. L’Ecolier : Il y a beaucoup d’entraide dans ton livre. As-tu le sentiment d’avoir voulu rompre avec l’individualisme de notre société ?

D. Boillot : Je n’en sais rien. Disons que c’est possible. En écrivant, les choses se sont mises en place ainsi.

P. L’Ecolier : La perspective narrative passe par le regard d’Arielle. Pourquoi as-tu pris une focalisation interne ?

D. Boillot : J’ai choisi de me glisser dans la peau d’Arielle en utilisant la première personne. C’était plus simple. Cela m’a aidée à me mettre dans sa tête, à bâtir mon livre, à construire ma boucle, à vivre tout ce qu’elle vivait… Je sais que je n’y serais pas arrivée autrement. Arielle est très proche de moi, que je le veuille ou non.

P. L’Ecolier : La construction de ton roman forme effectivement une boucle. On en prend conscience à la dernière page. Et pourtant, la fin reste ouverte. Tout reste possible pour ton héroïne.

D. Boillot : Le lecteur est libre d’imaginer ce qu’il souhaite, de même qu’il peut rêver sur la couverture que tu as conçue. Pour ma part, je la trouve magnifique et fidèle aux couleurs de Gauguin, un autre grand amoureux des Marquises.

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La Voix du Nord (30 novembre 2014)

Jacqueline Dewerdt publie son premier recueil de nouvelles.

« Est-ce que les enfants jouent pendant les guerres ? », recueil de vingt nouvelles, vient d’être publié aux éditions Zonaires. Jacqueline Dewerdt y livre des textes ciselés en explorant la richesse et les possibilités de ce genre littéraire exigeant.

Jacqueline Dewerdt a proposé, jeudi, à Lille, une lecture de nouvelles, accompagnée à la guitare par Philippe Armand.

Jacqueline Dewerdt avait surpris son monde avec la parution de Pas tout facile la vie – Des clowns chez Emmaüs il y a deux ans. Le roman a connu un beau succès et révélé le talent d’une auteur pourtant presque débutante. « J’ai commencé à écrire en 2008 seulement », explique l’ancienne conseillère conjugale. Nul besoin de préciser que cette activité littéraire a pris une grande part dans sa vie ces dernières années. Salons du livre, lectures publiques, participations à des événements autour du livre… Tout un univers dans lequel elle se sent à l’aise aujourd’hui, et où elle a noué des contacts, des amitiés avec d’autres passionnés.

« J’aime tout essayer ! »

Dès 2009, la nouvelle est un genre littéraire qui s’est imposé à Jacqueline Dewerdt. « Il faut resserrer le récit, travailler la tension, faire passer l’émotion en quelques pages. C’est tout sauf un roman raccourci. On peut choisir d’écrire une nouvelle à chute, à fin ouverte, épistolaire… J’aime tout essayer ! » Et avec bonheur. « J’ai participé à plusieurs concours. C’était une façon de voir si ce que j’écrivais valait quelque chose. L’autre avantage, c’est que ça donne une échéance. J’aime laisser reposer un texte, pour le reprendre quelques mois après. » Les recueils dans lesquels est publiée une nouvelle de Jacqueline Dewerdt, parmi celles d’autres auteurs, commencent à s’accumuler. Suffisamment pour que lui soit venue l’idée de composer son premier recueil personnel, où elle propose une sélection de ses textes. Est-ce que les enfants jouent pendant les guerres est le titre de l’une d’entre elles, rebaptisée par l’éditeur. « Il a trouvé cette phrase belle et l’a préférée aux titres que j’envisageais, La Chaîne ou Le Vase bleu ». Le fil rouge de ce recueil, lui, repose sur la notion de départ. « J’avais un projet sur le thème des frères et sœurs, qu’on retrouve d’ailleurs dans certaines nouvelles. Jusqu’à de que quelqu’un me fasse une remarque sur cette notion de départ récurrente dans mes textes. C’est vrai que ça m’intéresse de comprendre cette envie de partir, les raisons d’un mal-être… » Jacqueline Dewerdt en a fait vingt textes, généralement sombres, très humains. Rappelant avant de passer à autre que ce n’est « pas tout facile, la vie ».

David Derieux

 

 

 

 

Lecture-dédicace : Jacqueline Dewerdt-Ogil présente son recueil de nouvelles « Est-ce que les enfants jouent pendant les guerres? » le jeudi 27 novembre 2014 à 19h30 au Café-Livres, 35 rue des Bouchers, Vieux-Lille.

Participation aux frais : votre conso ; restauration possible en présence de l’auteur (sur réservation) 

 

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Entretien avec Jacqueline Dewerdt-Ogil, auteur du dernier recueil de nouvelles « Est-ce que les enfants jouent pendant les guerres ? »

– Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire?

– J’ai commencé à écrire en 2008 suite à un atelier d’écriture. Très vite, je me suis intéressée à la nouvelle et en 2009 j’ai été sélectionnée pour le concours de nouvelles organisé par Calipso. En 2012 st paru chez l’Harmattan le récit consacré à mon atelier clown conduit dans une  communauté d’Emmaüs du Pas de Calais, mon département de résidence. J’ai toujours fait du théâtre en amateur, activité à laquelle j’associe celle de costumière. Je suis vice-présidente de l’association Cirqu’en cavale, installée en territoire rural toujours dans le Pas de Calais. J’ai donc trouvé logique que cette activité et mon désir d’écrire soient étroitement liés.

– En cette rentrée littéraire, vous publiez un recueil de nouvelles « Est-ce que les enfants jouent pendant les guerres? » Que pouvez-vous nous en dire?

– Ce titre est celui de la première nouvelle du recueil qui en compte vingt. C’est d’ailleurs une phrase extraite de cette nouvelle qui, comme les autres, se situe à notre époque, à l’heure actuelle. Toutes ces nouvelles nous parlent de personnes qui partent, qui quittent un lieu ou changent de situation. Une évolution voulue ou imposée qui, chaque fois, conserve un regard tourné vers le passé. Comme quelque chose qui n’a pas été digéré et qui revient. Des histoires individuelles et très singulières qui vont toutes dans le sens du présent vers le passé. Mes sources d’inspiration sont très variées. Elles peuvent être provoquées par une photo, un objet, une pensée… et m’invitent à écrire autant d’histoires différentes. Un thème domine tout de même dans ce recueil, celui des relations entre frères et sœurs.

– Outre cette publication, avez-vous d’autres projets littéraires?

– Oui, je vais publier également chez Nord Avril un recueil de témoignages « Ils nous l’ont raconté » sur le thème de l’héritage et de la transmission. Encore un sujet qui me tient à cœur. J’écris pratiquement tous les jours, au moins deux heures par jour. Mais autant j’ai besoin d’être seule pour écrire, autant j’aime écouter ce que les gens ont à dire et acceptent de partager. Les deux font partie de mon désir d’écriture.

Publié par Martine Galati, journaliste et animatrice d’une librairie associative ambulante. http://www.leslecturesdemartine.com/

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Claude Bachelier en séance de dédicace à la librairie Tuliquoi

Dauphiné Libéré, 11 juillet 2014

La librairie Tuliquoi à Allevard-les-Bains (Isère) organise deux matinées de présentation et dédicaces du roman Angèle Cartier de Claude Bachelier, dimanche 6 juillet et jeudi 17 juillet 2014 de 10h à 12H.

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La librairie Le Tumulte des Mots à Paris 9è a organisé le 3 avril 2014 une soirée rencontre, lecture, dédicaces autour du livre Double issue de Désirée Boillot.

Vous pouvez écouter ci-dessous un extrait de cette lecture… et revenir commander le livre pour découvrir la suite de ce beau roman.

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Dans le cadre d’un cabaret lecture, Jacqueline Dewerdt lit des extraits de textes avec pour fil conducteur, l’humour. Deux auteurs du recueil « Rendez-vous après la fin du monde » sont à l’honneur :

« Peur du lendemain » de Jordy Grosborne à l’écoute

 

« Belinda, quatre-vingts jours après la fin du monde » de Dominique Chappey. A l’écoute

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Rencontre avec Marie-Thérèse Jacquet

Auteure de  « Le radeau de Victoire » le 19 juin 2013 à 18h30 à la bibliothèque Barnave de St Egrève (38) dans le cadre de l’animation littéraire « Au fil des pages ». Une lecture d’extraits du roman sera proposée par Danièle Grizel.

 

Disponible à l’écoute ci-dessous.

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Message de Jean Calbrix,

auteur de « Un automne en août« 

Avis aux acheteurs des cinquante premiers exemplaires de mon livre. Tout achat, suivi d’un commentaire sur ce site, donnera droit à un de mes polars, dédicacé, gratuit, à me réclamer par message électronique à l’adresse suivante :  jean.calbrix@free.fr.

Pour les suivants, ils vous seront proposés à mi-tarif (6 euros)

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Le 1er octobre 2013 à 20h30, salle Bonnel de Saint-Pol Sur Ternoise (62)

Dans le cadre d’un cabaret lecture, Jacqueline Dewerdt lira des extraits de textes avec pour fil conducteur, l’humour. Deux auteurs du recueil « Rendez-vous après la fin du monde » seront à l’honneur : « Peur du lendemain » de Jordy Grosborne et « Belinda, quatre vingts jours après la fin du monde » de Dominique Chappey. Trois textes de Marie-Claude Viano, des extraits de « Poète et paysan » de Jean-Louis Fournier, et des extraits de « Joconde jusqu’à cent et plus si affinité » de Hervé Le Tellier seront également au programme. Accompagnement et intermèdes musicaux par Philippe Armand à la guitare. Collation, en fin de soirée, cuisinée et servie par l’atelier des «Restos du coeur». Tél. 03-21-47-08-08

One comment

  1. Danièle GRIZEL dit :

    J’ai aimé, dans ce  » roman d’initiation « ,l’accés progressif vers l’âge
    adulte, souligné par les titres des 3 parties : le Père, la Mère,et Victoire
    dont le véritable prénom n’ est dévoilé qu’ en fin de roman.Lente montée vers l’autonomie, sans crise, sans cris : douce maturation de l’enfant vers la lumière.

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