Prochainement

Couv ravissants 04

Ce sont des oiseaux fragiles fauchés en plein vol.
Des êtres hantés par un passé importun, frappés de malédiction, sur le point de basculer vers l’indicible.
Une femme assise dans un café qui s’apprête à retrouver son amour de jeunesse et voit avec terreur se former sur son visage les traits de la « jeune fille en ruines » du passé.
Une romancière à succès rongée par une étrange addiction, sollicitée par un écrivain en mal de conseils.
Un agent commercial égaré sur une lande inhospitalière, rappelé à son enfance par un objet réchappé des éthers du temps.
Une jeune femme cloitrée dans une voiture, engagée dans un guet à l’issue aussi incertaine qu’inquiétante.
Une fillette liée à sa grand-mère par un trouble secret et le goût des histoires qui font peur.

Onze récits féroces et nostalgiques au travers desquels l’auteure trace une cartographie de l’intime où se révèlent la fragilité de l’âme humaine, l’incertitude des liens affectifs et les morsures du regret.
Entre Paris, l’île de la Réunion et les sommets tourmentés des Pyrénées, Ils sonnent comme autant de contes cruels, réalistes, cocasses, fantasques voire fantastiques, dans une époque où l’inquiétude et la menace planent insidieusement.

Parution prévue seconde quinzaine de juin 2017

* * *

Couv Bleu horizon

Prochainement chez www.zonaires.com
BLEU HORIZON, un roman de Valérie BRUN
Octobre 1917, en Pays de Tullins.
Emma ne le quittait pas des yeux. Elle hésitait : devait-elle courir vers lui ou au contraire afficher une certaine retenue ? Le poids des mois d’absence pesait sur ses épaules, la rendait fébrile.
Elle embrassa du regard le visage amaigri, dénué de toute expression familière. Les rides creusaient et durcissaient préma-turément les traits autrefois si doux. Ses yeux parcoururent la ligne des épaules, le buste puis les jambes de Jean. Il lui parut plus petit, presque fragile.
Était-ce une blessure à la cuisse qui le déséquilibrait, l’obligeait à faire de brèves haltes ? (…)
Ils ne s’étaient pas revus depuis octobre 1915. Deux ans de séparation forcée. (…)
Le regard de Jean se posa enfin sur sa femme. Une lueur de panique le traversa. Il fit un pas en arrière et jeta un coup d’œil à gauche puis à droite, à la recherche d’une échappatoire. N’en trouvant aucune, ne sachant comment cacher son appréhension, et comprenant qu’il était trop tard pour reculer, il se décida à aller au devant d’Emma. Sans prononcer la moindre parole. En réponse à son étreinte, il effleura de ses lèvres desséchées la joue de celle qu’il avait certainement aimée afin d’y déposer un baiser furtif. Maladroit.

 

5 comments

  1. Vieufou dit :

    voilà une collection qui s’étoffe de bien belle manière !

  2. Danielle dit :

    Encore deux titres prometteurs ! Deux plumes qui sont loin de m’être inconnues et que j’aurai plaisir à retrouver !

  3. Radière dit :

    Ah voilà une bonne nouvelle, Fabienne Rivayran ! Hâte de l’avoir chez moi.

  4. Radière dit :

    Un nouveau titre que je note déjà sur ma liste !

  5. Le Golvan dit :

    Hâte de lire Marianne. Belle présentation de son esprit vif-argent.

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