Et nous étions ensemble

 

Se séparer … De l’autre, des autres, de soi-même, du dehors, du dedans.
Pour quelques minutes, quelques jours ou pour l’éternité.
Clefs, balai, vernis, café, chaussettes, rideau, miroir…
Dans ces micronouvelles et avec ces mots familiers, Fabienne Botto nous invite à entendre quelques-uns de ces moments du quotidien où les aménagements se fissurent, où le désir se fige, où l’être aimé ne répond plus à nos attentes… et où finalement la vie même s’éclipse…
Alors à quoi se retenir et qu’inventer pour rester en état de marche ?
Et si nous parlions d’amour ?
« Tu dis que tu n’as rien vu venir ? Il fallait lever les yeux de la télé, mon vieux. Il fallait regarder les couchers de soleil, les clairs de lune, les premiers matins de printemps et la neige les soirs de Noël. Il fallait quitter parfois les copains, les matches, les troisièmes mi-temps pour dîner en amoureux ou partir en voyage. Il fallait prendre soin de ces petits riens qui nourrissent un amour. »

Fabienne Botto vit dans le sud-ouest de la France, se méfie des toujours et des jamais, évite de juger, cherche à comprendre l’envers du décor, a besoin d’air et de soleil, écrit des nouvelles pour mieux respirer.

 

Et nous étions ensemble de Fabienne Botto, 60 pages, 8 € (+1,80 € de frais de port)

ISBN : 979-10-94810-20-0   Parution officielle le 17 juin 2019
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7 comments

  1. 32 micronouvelles composent ce recueil. 32 histoires courtes qui, en quelques mots, quelques phrases, nous parlent de séparation, volontaire ou pas, souhaitée, subie, définitive ou de courte durée.
    Autant d’instants de vie retracés par quelques coups de crayon (ou plutôt sur quelques touches de clavier !) bien sentis, porteurs d’une émotion indicible ou plus franche et à la chute radicale, nette, qui tombe comme un couperet. Attendu ou brutal, toujours surprenant.
    Qu’elle nous parle de séparation de couple, d’amour enfoui, disparu, d’entrée en maison de retraite, de fuite, de laissés pour compte, ou même de mort, Fabienne Botto a toujours le mot juste, celui qui touche, percute et atteint son but.
    Ces nouvelles sont belles, fortes et bouleversantes. On y croit et on s’émeut, on compatit, on se met en colère, on crie à l’injustice ou on se résigne. En tout cas, on ne reste pas insensible à ces situations, ces attitudes, ces comportements. Ces textes sont et nous rendent vivants, complices, partenaires de notre lecture. Et c’est gagné !
    Pour vous donner une idée de leur qualité, je vous invite à en lire une “Chaussettes” publiée sur le site de son éditeur.

  2. Tous les textes sont percutants et justes et je vous encourage vivement à les lire. On y reconnaît des sentiments vécus (et nos travers parfois peu avouables) sur lesquels on n’avait pas réussi à poser les mots justes et les analyses lucides. Proust savait le faire avec des phrases longues. Ici, des phrases courtes suffisent. Du grand art !

    1. Merci ! en parlant de phrases courtes, un bijou que l’ouvrage de Pierrette Fleutiaux “écris des phrases courtes, ma chérie”, sur le lien maternel, la mémoire, le deuil.

  3. Au début, on est surpris puis une fois dans l’ambiance, on s’émerveille: “Incroyable, tout est dit, en peu de mots”. Du grand art en effet.

  4. Je ne connaissais pas Fabienne Botto mais j’ai lu son recueil, « Et nous étions ensemble » et je l’ai beaucoup apprécié. Des récits très courts, qui ont pour titre un objet du quotidien – cadenas, violon, clefs, scie – qui sert de fil conducteur entre ces différentes mini nouvelles et autour duquel gravite un personnage ( ou peut-être est-ce l’objet qui gravite autour du personnage ? )
    L’auteure réussit, en peu de mots, à raconter des histoires, sur des thèmes sensibles et profonds – rupture, vieillesse, abandon, errance… – et – n’est-ce pas le plus important ? – à faire naître l’émotion.
    Fabienne Botto « regarde le monde. Il va, il vient, il fait beaucoup de bruit… » (Fourmis). Ses personnages, avec « leurs failles, leurs petits mensonges, leurs silences, leurs secrets, cette indifférence soigneusement maquillée d’habitude » ( violon ) vivent, se trouvent, se frôlent, se font du mal et se quittent. N’écrit-t-elle pas, au tout début du recueil, qu’ils sont « colocataires d’une histoire commune » ? (Baguette) Ensuite, il faut panser les plaies, et « contenir le chagrin par l’habitude des gestes » (arrosoir). Dans ces récits, tout bascule en peu de mots, en peu de temps. Pourtant, « on se croit à l’abri, de l’autre côté du monde. On va, on vient, on vit, la barrière paraît solide ». Mais, finalement, l’autre nous fait mal et part « en embarquant le ciel, le soleil et la mer ». (Verres).
    Il est beaucoup question de solitude. Être colocataires de la vie, cela suppose qu’on est ensemble mais que chacun trace sa route. Et les souvenirs « restent à jamais des images complices derrière ses paupières le soir, au moment de s’endormir…» (Chaussettes)Toutes ces failles, ces destins, ces drames sont évoqués avec beaucoup de délicatesse.
    J’ajouterai que les citations dont je me suis servie correspondent à des phrases ou des images qui m’ont beaucoup plu

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