La Fleur que tu m’avais jetée

Couverture La fleur que tu m'avais jetée R

 

« Je le vis, la première fois, lors d’une sortie de scène, encore scintillante de mon succès, accor-dant peu d’attention à l’homme qui se tenait devant moi : raide dans son costume anthracite, quinqua-génaire bafouillant ses compliments en me tendant de sa main tremblante une fleur qui, maladroitement, était tombée à mes pieds comme s’il avait l’intention de me la jeter, comme on adresse à la volée des « hourras » aux divas à la fin du récital. Fugitivement, j’avais pensé au torero dans l’arène, à la poussière et au sang. L’instant où tout, entre nous, avait basculé. »
Dans une ville étrangère, entre chien et loup, Alma laisse affluer ses souvenirs, s’interroge sur les circonstances qui ont entraîné sa chute. Elle, à qui les oracles promettaient une consécration, l’accomplissement de son désir le plus cher : chanter…
Ses mots se font blues, negro spiritual, scat entraînant, lied dont les harmonies et les dissonances nous mènent, de l’Afrique séculaire à l’Italie des palais, à la rencontre d’une artiste consumée par la passion, tour à tour mélomane au cœur brisé, incontrôlable diva, orpheline en quête du « bleu céruléen » symbole de sa renaissance…
À mi-chemin entre le fantastique et la nouvelle surréaliste, ce court récit « musical », librement inspiré du parcours de la chanteuse de jazz Mina Agossi, a la saveur des amours trahis, des renoncements et des échecs qui paradoxalement sont l’apanage
des brillantes destinées. Un redoutable antidote à la banalité.

Photo J. Legrand

 

Originaire de Paris, Julie Legrand vit sur l’île de la Réunion depuis 2008.Son écriture explore différents territoires littéraires : de la nouvelle au récit poétique, en passant par le théâtre ou l’album jeunesse. Ses textes ont paru dans une quinzaine de revues littéraires, recueils collectifs d’éditeurs et de libraires, publications papier ou dématérialisées.
La fleur que tu m’avais jetée est sa deuxième publication chez Zonaires éditions, après Les Ravissants, recueil de nouvelles paru en 2017.

 

Dédicace Mina Agossi

La fleur que tu m’avais jetée est composée de mille pétales qui sont autant de mots, d’émotions que l’on inhale de toutes ses forces au gré des pages. Un voyage intimiste qui témoigne avec justesse des aléas de la vie d’artiste, porté par une plume mélodieuse et magnétique. Un récit décliné en harmonies majeures et mineures qui touchent au cœur comme dans le blues, la note bleue…                     Mina Agossi

Découvrez la bande-annonce du livre :

La Fleur que tu m’avais jetée, de Julie Legrand, 48 pages, 7,40 € (+1,60 € Fdp)

ISBN : 979-10-94810-16-3    Parution prévue : 15 juin 2018

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One comment

  1. Marie Martinez dit :

    La vie d’Alma Novi
    Nous avons connu Julie Legrand dans Kanyar n° 4 et lu avec plaisir sa nouvelle La Petite communion, qui recrée avec finesse et émotion l’ambiance d’un banquet familial à La Réunion, mais qui pourrait se dérouler, à quelques détails typiques près, n’importe où ailleurs.
    Julie s’inspire, dans la novella La Fleur que tu m’avais jetée, de la vie de Mina Agossi, chanteuse de jazz franco-béninoise. Sur fond d’histoire d’amour passionnelle, elle aborde les thèmes des racines et du métissage, entre Afrique et Europe, du voyage et de l’errance d’une vie d’artiste brillante, mais à l’équilibre fragile…

    “J’avais les lèvres pleines de mots qui n’étaient pas les miens. La couleur de mon horizon était plus sombre encore que ma peau. Noirs, étaient mes ongles peints ; noirs, mes oripeaux adolescents ; noires, mes humeurs après l’enfance dont je venais de franchir la frontière, sans espoir de retour. Combien de fois dans ma vie me faudrait-il affronter la violence de disparitions qui réveillaient la douleur fantôme, l’absence de l’Afrique ?”
    Par petites touches musicales, entre scénario de documentaire et fausse auto-fiction, c’est un portrait poétique, à la fois haut en couleurs et sombre, d’une femme hors du commun, passionnée, imprévisible et prête à tout.

    “La fugue, cette fois, fut définitive. Le voyage devint un mode de vie ; seul moyen d’assembler les parcelles d’une âme, oscillant entre ombre et lumière. Je m’exilai aux frontières de pays inexplorés : Maroc, Espagne, où je restai fille au pair une année, le temps de sentir s’épanouir la distance entre les événements qui m’avaient construite, et ce que j’étais en passe d’expérimenter de neuf, exaltant, dangereux peut-être… À dix-huit ans, mes possibilités semblaient infinies.”

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